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    <title><![CDATA[Nomadenews]]></title>
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    <description>Situé au carrefour du monde, Nomadenews est une place virtuelle où se confrontent les civilisations, les cultures, les croyances. Du nomadisme, il faut retenir l'esprit qui toujours migre...
&quot;Est nomade, celui qui cherche à déchiffrer le monde qui l'entoure&quot;. De cette pensée est née Nomadenews.</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Nomadenews]]></title>
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    <pubDate>Tue, 28 Feb 2012 16:04:49 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 28 Feb 2012 16:04:49 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 nomadenews.over-blog.com</copyright>            <category>Voyages</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[En direct du Cameroun]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-31336230.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">“La salle transformée en chapelle pour l’occasion s’avère étroite. Moins du cinquième de l’assistance y suit la messe. La composition du public témoigne du côté
  relationnel et sympathique de Richard. La grande famille de la presse est représentée par toutes les sensibilités. Des plus célèbres aux illustres inconnus. Les entreprises ne sont pas en reste.
  Idem pour les représentations diplomatiques ; une délégation de trois personnes représente l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun…”<br>
  Ce texte est issu du blog de Edouard Tamba, actuel rédacteur en chef du quotidien Le Messager au Cameroun. Sur son blog (http://edouardtamba.wordpress.com) il raconte le dernier voyage de Richard.
  Quand à nous, “ses amis d’Europe”, nous avons délégué à Antoine, un confrère du pèlerin, en ce moment même en reportage au Cameroun, le soin de nous représenter.<br>
  http://www.reperes-cm.com un site d’information essentiel pour suivre l’actualité camerounaise.</span>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jan 2009 17:32:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6e5dc0480e75f2480e41f6531e9a23f4</guid>
                <category>MEMOIRE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-31336230-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le serment d'insoumission]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-31336440.html</link>        <description><![CDATA[<div id="post-36" class="post">
    <div class="entry">
      <p>
        &nbsp;
      </p>
      <div id="post-36" class="post">
        <div class="entry">
          <p>
            <span style="font-size: 10pt;">Il s’appelait Richard Touna… Ce nom ne vous dit peut être rien et pourtant ! Richard Touna Ombe était le directeur fondateur du journal Repères, paraissant
            à Yaoundé, au Cameroun. Il était une des grandes plumes de son pays. Un visionnaire de la presse camerounaise. Une véritable conscience africaine.<br>
            Richard Touna est aujourd’hui décédé des suites d’un accident vasculo-cérébral. C’est en tout cas ce que nous apprennent les dernières dépêches. Et je voudrais, ici, lui rendre
            hommage.</span>
          </p>
          <p>
            <span style="font-size: 10pt;">Il y a peu d’hommes qui marquent le chemin d’une vie. Richard Touna était de ceux-la. Je l’ai rencontré pour la première fois à Strasbourg. Nous venions
            suivre une année de spécialisation sur les instituntions européennes. Comment oublier cette grande carcasse ! Il faut dire qu’il détonnait dans la grisaille ambiante. Ce qui me revient de
            lui en premier, c’est son rire. Un rire franc, amical et entier. Et puis très vite, j’ai apprécié l’homme avant d’admirer le professionnel qu’il était. Je me souviens de son reportage à
            Kiliningrad. “Tu sais j’ai ramené un reportage qui va faire grand bruit au pays” disait-il avant d’éclater de rire. “Quatre africains dans l’enfer russe”…. C’était le titre de son
            papier.<br>
            Richard Touna avait l’habitude de sortir des scoops. A Bruxelles, il travaillait sur l’argent de la coopération (ACP) qui alimentait les débats et la corruption : “Mon article va faire
            l’effet d’une bombe” confiait-il alors à un collègue, toujours dans le même éclat de rire.<br>
            Richard Touna aurait pu travailler n’importe où, mais c’est au Cameroun qu’il voulait exercer. Il avait fait le “serment d’insoumission” - titre d’un édito d’Ignacio Ramonet- et attachait
            une haute valeur à son métier. Le devoir de vériter… C’était son crédo. Il avait encore tant à faire et à apporter.<br>
            Richard, mon ami, mon frère -il signait souvent ses lettres ainsi- je te salue.</span>
          </p>
          <div>
            <a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50//richard-touna.thumbnail.jpg"><img width="100" height="75" class="DrteTexte" src=
            "http://idata.over-blog.com/0/25/09/50//richard-touna.thumbnail.jpg"></a>
          </div>
        </div>
      </div>
      <div id="post-34" class="post"></div>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
    </div>
  </div>
  <div id="post-34" class="post"></div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Jan 2009 17:34:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4e58083eea00e9f44ccdce272ca6294a</guid>
                <category>MEMOIRE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-31336440-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hector Malot, célèbre… mais oublié]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-13943024.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">
    <img width="299" height="199" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50//malot-buste-un.jpg" class="GcheTexte"  alt="malot-buste-un.jpg"><strong>Il y a un
    siècle, le 17 juillet 1907, disparaissait Hector Malot, l’un des plus prolixes auteurs normands. Originaire de La Bouille, il marqua incontestablement le XIXe siècle littéraire de sa plume. Mais
    étrangement, l’homme n’est pas passé à la postérité. A la différence de son roman le plus connu, «&nbsp;Sans famille&nbsp;». Tentative d’explication…</strong>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <em style="">«&nbsp;Je suis un enfant trouvé. Mais jusqu’à huit ans, j’ai cru que, comme tous autres enfants, j’avais une mère, car lorsque je pleurais, il y avait une femme qui me serrait si
    doucement dans ses bras en me berçant que mes larmes s’arrêtaient de couler. Jamais je ne me couchais dans mon lit sans qu’une femme vint m’embrasser…».</em>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Ces premières lignes du roman «&nbsp;Sans famille&nbsp;», nous<span style="">&nbsp;</span> les avons tous lues. Et dans un coin de notre mémoire, il est resté une petite place pour Rémi, Mère
    Barberin, la troupe du Signor Vitalis ou Capi le chien. On n’oublie pas ces romans traversés par un souffle initiatique.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Et s’il faut une référence, évoquons Jean-Paul Sartre et reprenons cet extrait tiré des «&nbsp;Mots&nbsp;»&nbsp;<em style="">:«&nbsp;Je grimpais sur mon lit-cage avec Sans famille d’Hector Malot
    que je connaissais par cœur et moitié récitant, moitié déchiffrant, j’en parcourus toutes<span style="">&nbsp;</span> les pages l’une après l’autre&nbsp;: quand la dernière fut tournée, je savais
    lire&nbsp;»</em>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <strong style=""><span style="font-size: 14pt;"><font size="3">On lit Malot en japonais, en coréen…</font></span></strong><br>
    Le succès de cet ouvrage, d’abord publié en épisodes dans le journal «&nbsp;Le Siècle&nbsp;» fut immédiat dès sa sortie en librairie en 1878. Un succès public doublé d’une reconnaissance
    littéraire puisque l’ouvrage fut couronné par l’Académie française. <span style="">&nbsp;</span>Et depuis, les rééditions et traductions se succèdent à bon train. On lit Malot en japonais, en
    coréen, en russe…
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Par ailleurs, si exceptionnellement un enfant<span style="">&nbsp;</span> «&nbsp;zappe&nbsp;» l’ouvrage, il retrouve le héros, Remi, en dessins animés, au cinéma,à la télévision où les
    adaptations sont multiples. L’art lyrique n’est pas en reste puisque la dernière création en date est celle de l’Opéra de Nice, en mars dernier.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Rémi, le héros de «&nbsp;Sans famille&nbsp;» traverse les générations à la manière d’un «&nbsp;Oliver Twist&nbsp;» ou d’un «&nbsp;David Copperfield&nbsp;». Mais Hector Malot est bien moins connu
    que Charles Dickens. Pourtant, l’écrivain normand a publié plus d’une soixantaine de romans. Pourquoi cet oubli ?
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Son arrière-arrière petite fille, Agnés Thomas-Maleville, auteur d’une remarquable biographie de son aieul, «&nbsp;L’écrivain au grand cœur&nbsp;» explique que l’une des raisons de l’oubli de
    Malot tient<span style="">&nbsp;</span> <em style="">«&nbsp; à son caractère. Entier, très indépendant, réfractaire à toute mise en avant, à toute sollicitation, il n’a pas joué le jeu de
    l’écrivain en vogue du XIXe siècle.&nbsp;»</em>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Et quel siècle&nbsp;! Malot était alors traité comme un auteur majeur au même titre que Zola, Flaubert, Hugo, Maupassant. Quel cénacle littéraire.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Et leur estime réciproque, avec ici et là, quelques coups de griffe semble<span style="">&nbsp;</span> sincère. Ainsi Maupassant écrit-il à Malot en 1881&nbsp;: <em style="">«&nbsp;Depuis
    longtemps, je vous lis assidûment et j’ai été heureux que vous eussiez l’aimable attention de m’offrir, avec un mot de vous, l’œuvre nouvelle [Séduction] d’un romancier que j’admire et que
    j’aime&nbsp;»</em>.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50//Docteur-Malot216.jpg" class="DrteTexte" alt="">Pour le philosophe et historien, Hippolyte Taine, <em style="">«&nbsp;Monsieur Hector Malot est un
    écrivain connu mais pas assez connu&nbsp;; ses deux romans Les Amours de Jacques et Les Victimes d’amour sont excellents en tout point et si l’on excepte Madame Bovary, égaux aux meilleures
    œuvres de fiction qui aient paru depuis dix ans&nbsp;».</em>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Les relations avec Zola seront plus tendues. Dans un premier temps, Zola tombera sous le charme du style de Malot. <em style="">«&nbsp; J’ose dire que les Victimes d’amour sont l’une des œuvres
    les plus remarquables de ces dernières années&nbsp;».</em><span style="">&nbsp;</span> Quelques années plus tard, il se fera cinglant. <em style="">«&nbsp; Hector Malot a peu à peu glissé à la
    production facile. Depuis quelques années, il s’est mis à bâcler des feuilletons pour le journal «&nbsp;Le Siècle&nbsp;» (…) C’est un écrivain qui se noie&nbsp;».</em>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Malot manquerait-il de rigueur&nbsp;? Agnès Thomas-Maleville nous fournit un élément de réponse. <em style="">«&nbsp;On s’arrache le romancier,</em> écrit-elle<em style="">, et en bon Normand,
    celui-ci privilégie les gains financiers à court terme et fournit roman sur roman (…) Malot improvise à de nombreuses reprises des chapitres au jour le jour qui partent par coursier vers le
    journal dans lequel ils sont publiés dès le lendemain&nbsp;».</em> La gloire, l’argent…
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Mais il serait injuste de rejeter toute l’œuvre de Malot pour quelques productions faciles. <em style="">«&nbsp;Malot a eu la malchance de surgir entre Balzac et Zola&nbsp;»,</em> écrira Caroline
    Rémy une journaliste proche de Vallès, <em style="">«&nbsp;deux génies qui ont fait du tort au sien&nbsp;».</em>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <em style="">&nbsp;</em><strong style=""><span style="font-size: 14pt;"><font size="3">Réalisme narratif, naturalisme…</font></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Il est encore temps de redécouvrir cette œuvre imposante. De goûter au réalisme social qui imprègne ses romans. Les conditions de vie désastreuses de la classe ouvrière, les excès des
    internements psychiatriques, l’évocation (déjà) de la pollution des villes et la dénonciation du travail des enfants confèrent à ses écrits une réelle profondeur.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="">&nbsp;</span>On parle également de réalisme narratif ou de naturalisme. Tant il est vrai qu’il existe une proximité avec l’œuvre d’Emile Zola. Le travail d’investigation est
    identique chez les deux auteurs. Chaque roman comporte une description très affinée du milieu évoqué. Et surtout les thèmes abordés par l’un et l’autre<span style="">&nbsp;</span> sont bien
    proches.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Mais Malot donnait à ses romans une coloration très normande. Alexandre Dumas avait coutume de dire&nbsp;: <em style="">«&nbsp; Il y a une chose que je ne sais pas faire c’est un livre sur des
    localités que je n’ai pas vues&nbsp;».</em> Malot pourrait tout à faire reprendre ces propos tant son œuvre est marquée par une région qu’il connaît par cœur, la Normandie.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="">&nbsp;</span>Agnés Thomas-Maleville a d’ailleurs réalisé un travail de recherche exemplaire sur la présence de notre région dans l’œuvre de Malot. Cela nous offre des exemples à
    foison au fil des pages de «&nbsp;Promenades en Normandie avec un guide nommé Malot&nbsp;». La Bouille, son village natal, est bien présent dans «&nbsp;Sans famille&nbsp;» lorsque <em style=
    "">«&nbsp;Du haut des collines boisées et au détour d’un chemin ombreux, Mattia<span style="">&nbsp;</span> aperçut tout à coup devant lui</em> <em style="">la Seine</em> <em style="">décrivant
    une large boucle (…) ses eaux calmes couvertes de navires aux voiles blanches et de bateaux à vapeur…&nbsp;»</em>. Le même lieu que nous retrouvons dans «&nbsp;Complices&nbsp;»&nbsp;: <em style=
    "">«&nbsp;Du haut de la côte Saint-Adrien se déroule l’un des plus beaux panoramas sur la boucle que forme</em> <em style="">la Seine</em> <em style="">d’Elbeuf à</em> <em style="">La
    Bouille</em><em style="">&nbsp;»</em>…
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Le lycée Corneille, où il fit ses études apparaît dans<span style="">&nbsp;</span> «&nbsp;Les amours de Jacques&nbsp;»&nbsp;; Oissel est en filigrane de «&nbsp;Complices&nbsp;»&nbsp;; Elbeuf et
    ses métiers à tisser sont au cœur de «&nbsp;Baccara&nbsp;»&nbsp;; les falaises de Grâce et la Hève sont décrites avec précision dans<span style="">&nbsp;</span> «&nbsp;Un beau-frère&nbsp;» et Le
    Havre transparaît dans «&nbsp;Romain Kalbris&nbsp;»...
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    L’inspiration locale est peut-être encore plus forte dans «&nbsp;Un curé de province&nbsp;» puisque Malot évoque des souvenirs d’enfance. Il nous restitue avec humour les visites du curé de
    Bonsecours venant quérir conseil auprès de M. Malot-père, homme de loi. Hector Malot,<span style="">&nbsp;</span> alors enfant, ne perdait pas une miette des conversations. Et les soucis de son
    abbé Guillemittes dans l’édification d’une cathédrale ressemblent trait pour trait aux tracas du curé Godefroy<span style="">&nbsp;</span> et de «&nbsp;sa&nbsp;» basilique de Bonsecours. Un
    ouvrage savoureux.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    &nbsp;Difficile de se séparer de Malot, sans évoquer l’affaire Dreyfus. «&nbsp;Il n’y joua aucun rôle&nbsp;» objecterez-vous fort justement. Le piquant de l’histoire est que Mme Dreyfus sollicita
    d’abord Hector Malot pour défendre son mari. Mais le romancier avait depuis quelques mois décidé d’abandonner l’écriture et la vie publique. Navrée de ce refus, Mme Dreyfus se tourna alors vers
    Emile Zola . Ce qui donnera un tonitruant «&nbsp;J’accuse&nbsp;».
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    Malot évoque cet épisode de la manière suivante&nbsp;: <em style="">«&nbsp;J’ai su résister aux yeux suppliants et navrés de Madame Dreyfus, cependant aussi émouvants que ceux d’une biche aux
    abois&nbsp;».</em> S’il avait accepté, sans doute sa notoriété serait différente. Il nous est facile, pour conclure, de reprendre cette formule d’Agnès Thomas Maleville&nbsp;: <em style=
    "">«&nbsp;Zola repose au Panthéon. Malot au cimetière de Fontenay&nbsp;»</em>.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    &nbsp;<strong style="">Benoit-Louis Delouvier</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 15:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">833183bb1f7490abd40e0717fa7bb73a</guid>
                <category>PAUSE CAFE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-13943024-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le parc des oiseaux recrée le bush australien]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-13503629.html</link>        <description><![CDATA[En choisissant d’implanter un morceau d’Australie au cœur du parc des oiseaux, Emmanuel Visentin, directeur, ne pensait pas déclencher les foudres du ciel contre lui. Pourtant, depuis le début du
  mois de mai, il ne totalise pas plus d’une dizaine de jours de soleil. Un paradoxe ! Sûrement quand on sait que le bush, nouveauté 2007 du parc, est une terre aride, voire semi désertique
  d’Australie. Le mois d’août débute et là, c’est certain, il va faire beau ! « Au moins la première quinzaine » rassure Emmanuel Visentin. « Pour nous, c’est important ! La météo joue pour beaucoup
  dans la fréquentation du parc ». Après un mois d’avril exceptionnel, le parc aux oiseaux a connu une nette baisse de sa fréquentation (environ 15 000 visiteurs) en mai, juin et juillet. Un crève
  cœur quand on constate les efforts déployés pour embellir le parc et offrir aux visiteurs toujours plus de nouveautés. Et cette année, elles valent le détour pour qui aime le dépaysement et les
  espèces de l’hémisphère sud. Wallabies, oies céréopses, cygnes noirs… Une vingtaine d’espèces –pas encore toutes présentes- prendront place à terme dans cet espace. Surnomées « Pig goose », les
  oies céréopses vous accueillent à l’entrée du bush avec des cris de cochon. Etonnant ? Non, c’est simplement leur cri naturel. Dotées d’un bec vert fluo (là aussi c’est naturel !), elles font face
  aux wallabies. « C’est la première fois que des mammifères entrent au parc des oiseaux » explique Emmanuel Visentin. « Mais nous n’avons pas l’intention de systématiser ce fait » s’empresse-t-il de
  rajouter. En s’enfonçant un peu en terre australienne, on croisera encore des emeus, des tadornes, des sarcelles et des cygnes noirs. Tous évoluent dans un espace parfaitement intégré à leur
  environnement. Au sortir du bush, les visiteurs peuvent soit se diriger vers la « Vallée des rapaces », « l’Etang des pélicans » ou encore la « Volière Pantanal ». Mais ils peuvent aussi poursuivre
  leur route vers une autre nouveauté : « le Jardin aux oiseaux ». Un espace pédagogique où l’on apprend quel type de plantes attire quel type d’oiseaux. « Les visiteurs nous posaient beaucoup de
  questions sur les oiseaux de leur jardin. Comment les attirer, comment les nourrir… » raconte Yannick Clerquin, assistant d’Eric Bureau, vétérinaire et directeur adjoint du parc. Maintenant, ils
  ont la réponse. Tout est inscrit et expliqué sur des petits panneaux installés dans cet espace dédié à ceux qui veulent leur parc à domicile. Astucieux ! Au mois d’août, le parc des oiseaux de
  Villars-les-Dombes est ouvert de 9h30 à 21h. Tarifs : de 10 à 12 euros (gratuit pour les moins de 4 ans). Pass’annuel de 21 à 25 euros. Tél. : 04 74 98 05 54 ou www.parcdesoiseaux.com]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Sep 2007 12:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c1c212ce75a6c31f9fd1692139c2a974</guid>
                <category>NATURE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-13503629-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des pèlerins dont les africains se passeraient bien]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-4030068.html</link>        <description><![CDATA[<p style="font-family: times new roman;" class="MsoNormal"><font size="3"><strong><img src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/dsc00021.jpg" alt="" class=""  style="width: 424px; height: 225px;" /><br />Depuis l'automne 2003, l'Afrique du Nord et les pays du Sahel luttent sans rel&acirc;che contre les invasions de criquets p&egrave;lerins. Mais souvent en vain. En f&eacute;vrier 2006, sept pays africains ont d&eacute;cid&eacute; d'unir leurs efforts afin d'&ecirc;tre plus efficaces. Ils agiront d&eacute;sormais au sein du Projet de lutte d'urgence contre le criquet p&egrave;lerin (Palcup).<o:p></o:p></strong></font></p>
<p style="font-family: times new roman;" class="MsoNormal"><font size="3"><o:p></o:p>Les criquets p&egrave;lerins vivent g&eacute;n&eacute;ralement en petits nombres dans le d&eacute;sert. Pris en tant qu'individu, ils sont parfaitement inoffensifs. Mais si les conditions climatiques (pluies abondantes et r&eacute;guli&egrave;res) favorisent<span style="">&nbsp; </span>leur cycle de reproduction, les insectes se multiplient &agrave; une vitesse exponentielle. Tr&egrave;s vite, leur zone de vie devient trop petite et la nourriture insuffisante pour tous. Les criquets forment alors de gigantesques essaims et migrent,<span style="">&nbsp; </span>comme en Afrique de l'ouest &agrave; l'automne 2003, vers de nouvelles cultures.</font></p>
<p style="font-family: times new roman;" class="MsoNormal"><font size="3">Pour les populations, la menace est r&eacute;elle puisque une tonne de ces insectes consomme en un jour autant de nourriture que 2.500 personnes. Et les cons&eacute;quences durables&nbsp;: p&acirc;turages ravag&eacute;es, culture d&eacute;truite. D&eacute;j&agrave; expos&eacute; &agrave; la famine, les pays du Sahel ne peuvent laisser faire. Quant aux autres Mauritanie, Maroc, ils ont fait savoir que la situation ne pouvait perdurer plus longtemps. </font></p>
<p style="font-family: times new roman;" class="MsoNormal"><font size="2"><font size="3"><o:p></o:p></font><strong><font size="3">Centre op&eacute;rationnel &agrave; Gao</font><br /> </strong></font></p>
<pre style="font-family: times new roman;"><font size="2"><span style="font-size: 12pt;">De l'aveu de tous, il &eacute;tait temps d'asseoir une v&eacute;ritable strat&eacute;gie de lutte pr&eacute;ventive<br />contre le criquet p&egrave;lerin. C'est ainsi qu'est n&eacute; le Palcup, un projet sous-r&eacute;gional qui rassemble<br />sept pays (Burkina, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, S&eacute;n&eacute;gal et Tchad). Initi&eacute; par la Banque<br />mondiale et soutenu par la FAO, ce plan de lutte a pour but d'organiser la pr&eacute;vention mais<br />aussi de mener la lutte contre les acridiens<em>. &laquo;&nbsp;Les fonds, re&ccedil;us de divers bailleurs, ont d&eacute;j&agrave;<br />&eacute;t&eacute; mis &agrave; la disposition de l'Unit&eacute; de lutte contre le criquet. Nous avons envoy&eacute; sur place<br />&nbsp;plusieurs &eacute;quipes de prospection, de traitement et du mat&eacute;riel de lutte dont<br />des v&eacute;hicules et des pesticides&nbsp;&raquo;,</em> confie, M. Bouraima Kon&eacute;, coordonnateur adjoint de <br />l'Unit&eacute; de lutte contre le criquet p&egrave;lerin.<o:p></o:p></span></font></pre>
<pre style="font-family: times new roman;"><font size="2"><span style="font-size: 12pt;">Implant&eacute; &agrave; Gao, au Mali, le centre op&eacute;rationnel g&egrave;re et centralise l'aide&nbsp;: pesticides, v&eacute;hicules <br />de prospection, v&ecirc;tements de protection. Seuls, les pays africains n'auraient pas les moyens<br />de faire face<em>. &laquo;&nbsp;Le co&ucirc;t de notre projet est de 6&nbsp;493&nbsp;876 F CFA dont 5&nbsp;294&nbsp;100&nbsp;600 <br />de pr&ecirc;t et 1&nbsp;199&nbsp;775&nbsp;400 F CFA pour l'Etat malien&nbsp;&raquo;.</em> Chacun des sept pays dispose <br />d'une unit&eacute; de gestion chez lui. Quant au Maroc, la FAO prend l&agrave; aussi ses responsabilit&eacute;s&nbsp;: <em><br />&laquo;&nbsp;Nous recevons toutes les informations en provenance du Mali, du S&eacute;n&eacute;gal, <br />de la Mauritanie &raquo;,</em> d&eacute;clare le coordinateur national adjoint. Et sur le plan logistique, rien <br />n'est laiss&eacute; au hasard. La FAO apporte &eacute;galement son soutien&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;Elle nous a r&eacute;cemment <br />donn&eacute; des fonds pour 300 appareils GPS et radios&nbsp;&raquo;. </em>Le GPS est une grande utilit&eacute; lors <br />des l&acirc;chers de pesticide. Il am&eacute;liore en effet consid&eacute;rablement la pr&eacute;cision des pulv&eacute;risations.<o:p></o:p></span></font></pre>
<font size="2" style="font-family: times new roman;"><span style="font-size: 12pt;">Si ce plan d'urgence pare au plus press&eacute;, il a aussi vocation &agrave; organiser la lutte dans le temps&nbsp;: en contribuant &agrave; la mise en oeuvre de mesures prenant en charge l'att&eacute;nuation de l'effet des traitements phytosanitaires sur l'environnement, en restaurant les productions agropastorales dans les zones affect&eacute;es et en renfor&ccedil;ant les syst&egrave;mes nationaux et r&eacute;gionaux de surveillance. Mais ces objectifs ne pourront &ecirc;tre atteints que si l'invasion s'arr&ecirc;te.<br /> <br /> </span></font>
<div style="text-align: right;"><font size="2" style="font-family: times new roman;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-weight: bold;">Nicolas Bernard</span></span></font><br /> <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"></span></div>
<p class="MsoNormal"><br /> </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 30 Sep 2006 13:19:40 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c440d2d03a301e32d5dfd2559eb37d61</guid>
                <category>PAUSE CAFE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-4030068-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La grande illusion des migrants du football]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-4008779.html</link>        <description><![CDATA[<div>  </div>
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<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18pt; text-align: left; margin-left: 40px;"><strong><img width="299" height="207" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/foot_af2.jpg" alt="" class="GcheTexte"  />L&rsquo;association Culture foot solidaire &oelig;uvre &agrave; sauver les jeunes footballeurs africains d&rsquo;un exil dramatique vers l&rsquo;Europe. A sa t&ecirc;te Jean-Claude Mbvoumin, un ancien Lion indomptable. <o:p></o:p></strong><o:p></o:p><br /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18pt; text-align: left; margin-left: 40px;">Jean-Claude Mbvoumin a accompli le r&ecirc;ve de tous les enfants d&rsquo;Afrique&nbsp;: &ecirc;tre footballeur professionnel en Europe. Depuis, Didier Drogba, Aruna Didane, Samuel Eto&rsquo;o&hellip; ont suivi ses traces. Mais si l&rsquo;histoire retient les noms de ceux qui ont r&eacute;ussis, elle oublie de citer les milliers de gamins africains &eacute;chou&eacute;s aux portes du football europ&eacute;en.<em> </em><br /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18pt; text-align: left; margin-left: 40px;"><em>&laquo;&nbsp;Les enfants et les parents voient dans le football en Europe un moyen de gagner l&rsquo;argent qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas au pays. Alors quand un agent fait miroiter &agrave; toute une famille que leur enfant peut devenir le nouveau Drogba&hellip;&nbsp;&raquo;</em> C&rsquo;est contre ces illusionnistes que l&rsquo;ancien Lion indomptable se bat. Il n&rsquo;en veut plus de ces vendeurs de r&ecirc;ves. Car lui, partage le cauchemar des jeunes enfants de la balle.<o:p style="font-weight: bold;"><br />&nbsp;</o:p><span style="font-weight: bold;"><br />Sans ressources et sans papiers</span><br />Quand il a cr&eacute;&eacute; Culture foot solidaire (1), il y a cinq ans, Jean-Claude Mbvoumin ne pensait pas que l&rsquo;h&eacute;morragie &eacute;tait si importante. Pourtant c&rsquo;est &agrave; c&oelig;ur ouvert qu&rsquo;il accueille ses premiers gamins.&nbsp;Comme un grand fr&egrave;re. Jean-Claude a alors 32 ans et joue en National, &agrave; l&rsquo;Entente Sannois-Saint Gratien. <em>&laquo;&nbsp;Ils &eacute;taient sans ressources et bien souvent sans papiers&nbsp;</em>&raquo;. Au d&eacute;part, l&rsquo;association joue les Samu du foot&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;Ils s&rsquo;agissait de parer aux premiers besoins &raquo;.</em> Puis son action va se placer sur le terrain de la pr&eacute;vention. En juin 2001, l&rsquo;ancien co&eacute;quipier de Roger Milla cr&eacute;&eacute; une &eacute;cole de football &agrave; Kribi, au Cameroun<em>. &laquo;&nbsp;Cette &eacute;cole accueille une centaine de jeunes par an avec pour mission un r&ocirc;le socio-&eacute;ducatif.&nbsp;&raquo;</em> Courant 2003, Aim&eacute; Jacquet, le s&eacute;lectionneur de l&rsquo;&eacute;quipe de France championne du monde, devient le parrain de l&rsquo;association<em>. &laquo;&nbsp;Avec son soutien, nous avons recentr&eacute; notre action &raquo;</em> confie Jean-Claude Mbvoumin. R&eacute;sultat&nbsp;: en f&eacute;vrier dernier, Culture foot solidaire pr&eacute;sentait officiellement sa Maison du jeune footballeur. Une structure destin&eacute;e &agrave; pr&eacute;parer les jeunes &agrave; l&rsquo;expatriation, afin <em>&laquo;&nbsp;qu&rsquo;ils comprennent le pays dans lequel ils arrivent. Cette maison sera adaptable &agrave; tous les pays africains. Elle se veut &ecirc;tre un point d&rsquo;accueil, d&rsquo;orientation et d&rsquo;information pour les jeunes footballeurs, les parents et les dirigeants&nbsp;&raquo;.</em><span style=""> </span><br /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18pt; text-align: left; margin-left: 40px;">En 2010, l&rsquo;Afrique accueillera la Coupe du Monde de football. Or derri&egrave;re la belle image de quelques s&eacute;lections nationales, <em>&laquo;&nbsp;le continent n&rsquo;arr&ecirc;te pas de perdre des talents (850 demandes de d&eacute;part vers l&rsquo;Europe cette ann&eacute;e et quatre fois plus dans le secteur informel) &raquo;.</em> Le combat de Jean-Claude Mbvoumin est donc loin d&rsquo;&ecirc;tre gagn&eacute;.<o:p></o:p></p>
<div style="text-align: left; margin-left: 40px;"><o:p></o:p><span style="font-weight: bold;">Nicolas Bernard</span><o:p style="font-weight: bold;"> </o:p><br /><o:p></o:p></div>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: -18pt; text-align: left; margin-left: 40px;"><span style=""><span style="">(1)<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp; </span></span></span><!--[endif]--><span dir="ltr"><a href="http://www.footsolidaire.org/">www.footsolidaire.org</a>. 00 (33) 1 30 10 83 68.</span></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 30 Sep 2006 13:09:55 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">69b7290346ed79a9bc38a3d70ddc3499</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Derrière les hammams se cache la forêt]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-4008707.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal"><img width="300" height="225" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/for__t_hammam_trois.jpg" alt="" class="GcheTexte"  />La surconsommation &eacute;nerg&eacute;tique des 5000 hammams marocains nuie gravement &agrave; la sant&eacute; &eacute;cologique du Royaume. Equip&eacute;s de chaudi&egrave;res anciennes, ils consument &agrave; eux seuls pr&egrave;s d&rsquo;un million de tonnes de bois chaque ann&eacute;e et contribuent fortement &agrave; la d&eacute;forestation et &agrave; la d&eacute;gradation des &eacute;cosyst&egrave;mes. </p>
<p class="MsoNormal">Soucieux de l&rsquo;impact environnemental de cette activit&eacute; traditionnelle, le minist&egrave;re de l&rsquo;Energie et des mines a donc d&eacute;cid&eacute; de stopper l&rsquo;h&eacute;morragie. Pour ce faire, il s&rsquo;est associ&eacute; &agrave; l&rsquo;Agence fran&ccedil;aise de d&eacute;veloppement et au Centre de d&eacute;veloppement des &eacute;nergies renouvelables. Ensemble, ils ont mis sur pied le programme &laquo;&nbsp;Hammams&nbsp;&raquo;. Objectif&nbsp;: remplacer toutes les vieilles chaudi&egrave;res par des chaudi&egrave;res cylindriques am&eacute;lior&eacute;es. Ces nouvelles chaudi&egrave;res, faites en acier galvanis&eacute;, permettraient <span style="">&nbsp;</span>d&rsquo;&eacute;conomiser 50 % de bois par jour, soit 150 &agrave; 200 tonnes de bois chaque ann&eacute;e. </p>
<p class="MsoNormal">Restait &agrave; convaincre les propri&eacute;taires des hammams de l&rsquo;utilit&eacute; d&rsquo;un tel investissement. Plus que la pr&eacute;servation &eacute;cologique, c&rsquo;est la perspective de gains &eacute;conomiques qui va les pousser &agrave; franchir le pas. L&rsquo;exploitant d&rsquo;un hammam<span style="">&nbsp; </span>r&eacute;nov&eacute; s&rsquo;assure une &eacute;conomie annuelle de fonctionnement, par la r&eacute;duction de 50 % de sa consommation de bois, ce qui lui permet un retour sur investissement en moins d&rsquo;un an. Par ailleurs, chaque propri&eacute;taire peut obtenir du Centre de d&eacute;veloppement des &eacute;nergies renouvelables une aide au financement pour sa nouvelle chaudi&egrave;re. </p>
<span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-weight: bold;">Nicolas Yves</span><br /></span>]]></description>
        <pubDate>Sat, 30 Sep 2006 13:04:36 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">011749f08a5bbe8d61ead2448a7c68d4</guid>
                <category>PAUSE CAFE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-4008707-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maroc découvre lindustrie propre]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-4008671.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong>A T&eacute;touan, au nord du Maroc, un parc &eacute;olien approvisionne en &eacute;nergie propre la cimenterie du groupe fran&ccedil;ais Lafarge. Une premi&egrave;re mondiale&nbsp;!<o:p></o:p></strong></p>
<p class="MsoNormal">Install&eacute;es en mai 2005, pour un co&ucirc;t de 10 millions d&rsquo;euros, sur le site de la cimenterie Lafarge de T&eacute;touan, les douze &eacute;oliennes alimentent 50% des besoins &eacute;lectriques de la cimenterie. D&rsquo;une puissance individuelle de 850 KW, les &eacute;oliennes forment ensemble un parc d&rsquo;une puissance totale de 10 M&eacute;gawatts (ce qui correspond &agrave; la limite fix&eacute;e par la l&eacute;gislation du Royaume en mati&egrave;re d&rsquo;alimentation &eacute;lectrique priv&eacute;e). </p>
<p class="MsoNormal"><img width="299" height="199" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/tetouan_713.jpg" alt="" class="GcheTexte"  />Leur implantation a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un plan d&rsquo;&eacute;tude concert&eacute; entre les autorit&eacute;s ch&eacute;rifiennes, l&rsquo;entreprise fran&ccedil;aise et les habitants. Lafarge, gros &eacute;metteurs de gaz &agrave; effet de serre, a ainsi expliqu&eacute; aux riverains les bienfaits que leur procurerait cette &eacute;nergie propre. Et pour apaiser leurs derni&egrave;res craintes, &laquo;&nbsp;le groupe les a emmen&eacute; visiter un autre parc, o&ugrave; ils ont pu constater d&rsquo;eux-m&ecirc;mes l&rsquo;impact visuel et sonore de l&rsquo;&eacute;olien&raquo;, d&eacute;taille un des promoteurs du projet. Un voyage qui, aux dires de la compagnie, &laquo;&nbsp;les a rassur&eacute;&nbsp;&raquo;. </p>
<p class="MsoNormal">Depuis le 20 septembre dernier, date de l&rsquo;inauguration du parc, les &eacute;oliennes tournent &agrave; plein. Parfaitement int&eacute;gr&eacute;es au paysage, elles cohabitent sans heurt avec des riverains qui se sont habitu&eacute;s sans mal &agrave; ce nouveau voisin peu bruyant et surtout peu polluant. </p>
<p class="MsoNormal"><strong>L&rsquo;&eacute;quivalent de 2&nbsp;000&nbsp;000 arbres<o:p></o:p></strong></p>
<p class="MsoNormal">Ce parc &eacute;olien contribue en effet &agrave; endiguer le changement climatique par la r&eacute;duction des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre. Le b&eacute;n&eacute;fice annuel pour la plan&egrave;te &eacute;tant &eacute;quivalent &agrave; la plantation de 2&nbsp;000&nbsp;000 arbres.</p>
<p class="MsoNormal">Mais l&rsquo;environnement ne sort pas seul vainqueur de ce projet. Le Maroc monte lui aussi sur le podium, puisqu&rsquo;il entre d&eacute;sormais dans le club tr&egrave;s restreint des premiers pays en d&eacute;veloppement &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier du m&eacute;canisme de d&eacute;veloppement propre (MDP), fix&eacute; dans le cadre du protocole de Kyoto. Le parc de T&eacute;touan a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; officiellement le 23 septembre 2005, aupr&egrave;s du Conseil ex&eacute;cutif des MDP, &agrave; Bonn. De fait, le Maroc gagne une nouvelle source d&rsquo;&eacute;nergie propre et enregistre un nouvel investissement &eacute;tranger sur son territoire. Le Royaume confirme, par ailleurs, son r&ocirc;le actif dans le processus de lutte contre les changements climatiques.</p>
<p class="MsoNormal">Quant &agrave; l&rsquo;entreprise Lafarge, elle engendre des cr&eacute;dits CO2 avec des investissements inf&eacute;rieurs &agrave; ceux qui auraient &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaires &agrave; la construction d&rsquo;un parc en France par exemple. Le m&eacute;canisme de &laquo;&nbsp;d&eacute;veloppement propre&nbsp;&raquo; du protocole de Kyoto autorise une entreprise d&rsquo;un pays industrialis&eacute; &agrave; engranger des cr&eacute;dits (en tonnes de CO2) au titre d&rsquo;un investissement men&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Le principe est simple&nbsp;: toute r&eacute;duction d&rsquo;&eacute;mission de gaz &agrave; effet de serre b&eacute;n&eacute;ficie au climat, quel qu&rsquo;en soit le lieu d&rsquo;&eacute;mission.</p>
<p class="MsoNormal">Nul doute que de nombreux pays africains se porteront tr&egrave;s vite candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration de ce type de projet qui m&ecirc;le &agrave; la fois d&eacute;veloppement &eacute;conomique, d&eacute;veloppement durable et avantage comparatif. Le groupe Lafarge travaille par exemple actuellement avec l&rsquo;Ouganda, pour tirer de l&rsquo;&eacute;nergie &agrave; partir des cosses de caf&eacute;.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-weight: bold;">Nicolas Yves<br /></span></p>
<div style="text-align: right;"><span style="font-weight: bold;"><font size="1">(photos Lafarge)</font></span><br /><span style="font-weight: bold;"></span></div>
<p class="MsoNormal" style="font-weight: bold;"><span style="font-weight: bold;"></span><img width="299" height="201" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/t__touan_04.jpg" alt="" class="GcheTexte"  /></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 30 Sep 2006 12:57:21 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4ca17970ae3bf3be3e5a2f127e1f37c1</guid>
                <category>PAUSE CAFE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-4008671-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Aux Etats-Unis d'Afrique]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-2815061.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"><font size="3"><strong>Juste une illusion&hellip; </strong>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<font face="Times New Roman" size="3"><strong><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 147px; HEIGHT: 213px" height="244" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/waberi105.jpg" width="178" /></strong>Imaginez un monde avec une Afrique prosp&egrave;re, une Afrique riche d&rsquo;industries, de mati&egrave;res premi&egrave;res, de centres de recherches, d&rsquo;universit&eacute;s de premier ordre, une Afrique opulente <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>qui attire toutes sortes de gens accabl&eacute;s par la pauvret&eacute;, une Afrique <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>solidaire qui vole au secours de tra&icirc;ne-mis&egrave;re caucasiens, une Afrique qui pacifie ces peuplades aux m&oelig;urs guerri&egrave;res aux coutumes barbares qui ne cessent de razzier les terres calcin&eacute;es d&rsquo;Auvergne, de Toscane ou de Flandre&hellip; Le roman d&rsquo;Abdourahmane Waberi, ce natif de Djibouti, &eacute;tonne et parfois d&eacute;route. Mais il interpelle et r&eacute;veille les consciences. Nous avions aim&eacute;, il y a deux<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>ans, son roman &laquo;&nbsp;Balbala&nbsp;&raquo;.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Son &eacute;criture faisait mouche. &laquo;&nbsp; Le sang est la seule chose qui coule &agrave; volont&eacute; dans la Corne d&rsquo;indigence&nbsp;&raquo; confiait un de ses h&eacute;ros. </font>
<p>&nbsp;</p>
</font></font></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman"><font size="3">Changement de cap avec ses &laquo;&nbsp;Etats-Unis d&rsquo;Afrique&nbsp;&raquo;. Il cherche &agrave; nous &laquo;&nbsp;mettre &agrave; la place de l&rsquo;autre&nbsp;&raquo;.<span style="COLOR: black">. Un jeu de miroir, un jeu d&rsquo;illusions. Au passage, il met &agrave; bas les id&eacute;es re&ccedil;ues, les soi-disant v&eacute;rit&eacute;s intangibles, les situations pr&eacute;sum&eacute;es naturelles&hellip;.</span> </font></font><font face="Times New Roman" size="3">C&rsquo;est un r&eacute;gal.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong><font face="Times New Roman"><font size="3"></font></font></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong><font face="Times New Roman"><font size="3">B V </font></font></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman"><font size="3"><font size="2">&laquo;&nbsp;</font><strong><font size="2">Aux Etats-Unis d&rsquo;Afrique&nbsp;&raquo; d&rsquo;Abdourahman A. Waberi (JC Latt&egrave;s)<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>15 euros. </font>
<p>&nbsp;</p>
</strong></font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font><font face="Times New Roman"><font size="3"><strong><span style="FONT-SIZE: 16pt">S&eacute;ance de rattrapage</span></strong><span style="FONT-SIZE: 16pt">&hellip;.
<p><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"><font size="3"><strong>La part du mort de Yasmina Khadra </strong>
<p><font face="Times New Roman" size="3">Prix Beur FM<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>en France l&rsquo;an dernier, la derni&egrave;re enqu&ecirc;te du commissaire Loeb vient de sortir dans une &eacute;dition de poche (Folio policier).<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>L&rsquo;occasion de se pr&eacute;cipiter dans les pas du c&eacute;l&egrave;bre commissaire qui se livre une fois encore &agrave; une d&eacute;licate mission dans un pays aux portes de la guerre civile&hellip;</font></p>
</font></font></span></p>
<p>&nbsp;</p>
</span></font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"><font size="3">La femme qui &eacute;pousa un lion d&rsquo;&rsquo;Alexander Mc Call Smith </font></font></span></strong></p>
<p><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"></span></strong><font face="Times New Roman" size="3">Apr&egrave;s les fameuses enqu&ecirc;tes<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>de Mma Ramotswe, la seule<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>et<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>unique <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>femme d&eacute;tective priv&eacute; du Botswana, Alexander Mc Call Smith nous offre <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>dans son dernier ouvrage publi&eacute; et traduit dans la collection 10/18 un voyage au c&oelig;ur de trente-trois contes recueillis au Botswana et au Zimbabwe. Rafra&icirc;chissant.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"><font size="3">La reine Pokou de V&eacute;ronique Tadjo </font></font></span></strong></p>
<p><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"></span></strong><font face="Times New Roman" size="3">Consacr&eacute;e Grand prix litt&eacute;raire d&rsquo;Afrique Noire, l&rsquo;Ivoirienne V&eacute;ronique Tadjo, avec &laquo;&nbsp;Reine Pokou, concerto pour un sacrifice&nbsp;&raquo; (Actes Sud)<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>s&rsquo;interroge sur l&rsquo;id&eacute;e de sacrifice en partant de la l&eacute;gende<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>de cette reine qui sacrifia son fils dans les eaux du fleuve Como&eacute; pour sauver son peuple. A d&eacute;couvrir.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#993300" size="2"><strong><img class="GcheTexte" height="142" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/afriques_mars-avril.jpg" width="137" />Cet article a &eacute;t&eacute; publi&eacute; dans la rubrique livres du magazine Afriques (Edition internationale mars-avril 2006)</strong></font></p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 May 2006 18:50:09 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">07371936518873d117c7a9e6c24444c7</guid>
                <category>LIRE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-2815061-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Rwanda : Le café de la réconciliation]]></title>
        <link>http://nomadenews.over-blog.com/article-2814535.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;<font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font><font size="3"><font face="Times New Roman"><font color="#0000ff"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/cafe_web_un.jpg" />Le Rwanda gu&eacute;rit peu &agrave; peu de son effroyable g&eacute;nocide. Ici et l&agrave;, des initiatives offrent<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>un avenir meilleur &agrave; </strong>
<personname productid="la population. L"></personname>
<strong style="mso-bidi-font-weight: normal">la population. L</strong> </font><font color="#0000ff"><strong>&rsquo;exemple de la coop&eacute;rative de producteurs de caf&eacute; Abahuzamugambi est significatif&nbsp;: reconnu dans le monde en entier pour sa qualit&eacute;, leur caf&eacute; &laquo;&nbsp;Maraba Bourbon&nbsp;&raquo; permet surtout aux Tutsis et aux Hutus de travailler ensemble. </strong></font>
<p><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">En fin d&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, la ville de G&ouml;teborg (Su&egrave;de) a d&eacute;cern&eacute; son grand prix international de l&rsquo;environnement<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>&agrave;
<personname productid="la coop&#65513;rative Abahuzamugambi. Ce"></personname>
la coop&eacute;rative Abahuzamugambi. Ce nom signifie, en langue kinyarwanda &laquo;&nbsp;ceux qui partagent un m&ecirc;me but&nbsp;&raquo;. Cette coop&eacute;rative rwandaise de 2.000 producteurs de caf&eacute; &eacute;tait ainsi honor&eacute;e en raison de la r&eacute;ussite &eacute;conomique et &eacute;cologique dans la production du caf&eacute; Rwanda Maraba Bourbon mais &eacute;galement pour ses r&eacute;alisations sur le plan social. </font><font size="3"><font face="Times New Roman">Dans un pays &agrave; tout jamais martyr, permettre aux Tutsis et aux Hutus de se c&ocirc;toyer dans les collines verdoyantes de la province de Butare n&rsquo;est pas un mince exploit. C&rsquo;est pourtant une r&eacute;alit&eacute; tangible. Etienne Bihogo, l&rsquo;un des responsables de cette coop&eacute;rative, le reconna&icirc;t volontiers. <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est vrai que cette coop&eacute;rative contribue &agrave; </em>
<personname productid="la r&#65513;conciliation. On"></personname>
<em>la r&eacute;conciliation. On</em> <em>peut voir notamment dans les stations de lavage du caf&eacute; les gens se retrouver ensemble sur les m&ecirc;mes t&acirc;ches. Ils raisonnent d&eacute;sormais tous en termes de profits et ne pensent plus &agrave; ce qui pourrait les opposer&nbsp;&raquo;</em>. Fran&ccedil;ois Habimana, le secr&eacute;taire ex&eacute;cutif de la coop&eacute;rative, insiste&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;Quand les gens font partie d&rsquo;une association ou d&rsquo;une coop&eacute;rative, ils ont une activit&eacute; commune et g&eacute;n&eacute;ratrice de revenus et il leur donc plus facile de se r&eacute;concilier&nbsp;&raquo;.</em></font></font></p>
</font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><font face="Times New Roman" size="3"><strong>R&eacute;ussite &eacute;conomique</strong></font></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">C&rsquo;est en effet la r&eacute;ussite &eacute;conomique qui permet de ne pas trop songer au pass&eacute;.</font><font size="3"><font face="Times New Roman">La coop&eacute;rative Abahuzamugambi emploie beaucoup de femmes, dont de nombreuses veuves. Claire Rawampa explique que <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;avec<span style="mso-bidi-font-style: italic">&nbsp;l&rsquo;argent du caf&eacute;, nous pouvons acheter des vaches mais aussi envoyer les enfants &agrave; l&rsquo;&eacute;cole et payer les frais de scolarit&eacute;&nbsp;&raquo;</span></em>. La d&eacute;marche de Christian Ruzigama traduit bien l&rsquo;&eacute;volution du caf&eacute; Maraba en quelques ann&eacute;es. Lorsqu&rsquo;il est revenu sur ses terres, juste apr&egrave;s le g&eacute;nocide, tout n&rsquo;&eacute;tait que d&eacute;solation et ruines&nbsp;; d&eacute;sormais, il r&eacute;alise des profits, il est parvenu &agrave; construire une vraie maison et ses enfants vont tous &agrave; l&rsquo;&eacute;cole. <img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/cafe_web_trois.jpg" />L&rsquo;aventure de Triphine Mukamyasiro est tout aussi remarquable. En une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, ses revenus ont &eacute;t&eacute; multipli&eacute;s par dix. D&eacute;sormais, elle gagne environ l&rsquo;&eacute;quivalent de 400 dollars par an, ce qui est plus du double du revenu moyen au Rwanda. Plus loin, Wera Gema, 52 ans, travaille &agrave; la station de lavage et tient le m&ecirc;me discours&nbsp;:&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;J&rsquo;<span style="mso-bidi-font-style: italic">ai pu payer les frais de scolarit&eacute; de mes huit enfants, j&rsquo;ai r&eacute;habilit&eacute; ma plantation et achet&eacute; une vache et une ch&egrave;vre&nbsp;&raquo;.</span></em> </font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font face="Times New Roman">Le chemin fut ardu pour en arriver l&agrave; et effacer les s&eacute;quelles du g&eacute;nocide de 1994 qui fit plus de 800.000 morts. Avant la guerre civile, le Rwanda produisait et exportait son caf&eacute;. Mais apr&egrave;s 1994, plus rien ne fonctionnait. Ainsi que le souligne Anne Ottaway, une observatrice avis&eacute;e de l&rsquo;Universit&eacute; du Michigan, <em>&laquo;&nbsp;De nombreuses plantations &eacute;taient d&eacute;sert&eacute;es et les fermiers commen&ccedil;aient &agrave; arracher leurs arbres &agrave; caf&eacute; pour essayer de r&eacute;colter des bananes, des haricots et autres produits de cultures vivri&egrave;res. D&rsquo;autre part, sur le march&eacute; mondial, le d&eacute;clin des cours du caf&eacute; persistait. Au Rwanda, la vente ne couvrait m&ecirc;me pas les frais de production&nbsp;&raquo;. </em>
<p>&nbsp;<strong>Financement am&eacute;ricain</strong></p>
</font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font face="Times New Roman"><img class="GcheTexte" height="268" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/cafe_web_deux.jpg" width="217" />En 2001, Alphonse Gasana, le maire de Maraba, et Emile Rwanmasirabo, le recteur de l&rsquo;universit&eacute; nationale, entrent en contact avec les promoteurs du projet Pearl (Partnership for Enhancing Agriculture in Rwanda through Linkages) financ&eacute; notamment par USAID, l&rsquo;aide am&eacute;ricaine. C&rsquo;est l&rsquo;amorce du renouveau. Tim Schilling, le directeur du projet, a une id&eacute;e&nbsp;: permettre au caf&eacute; Maraba de p&eacute;n&eacute;trer le difficile march&eacute; am&eacute;ricain. Pour cela, qualit&eacute; et rigueur <span style="mso-bidi-font-style: italic">&agrave; tous les stades de la production, du nettoyage, de la commercialisation sont indispensables<em>.</em></span> Une premi&egrave;re station du lavage du caf&eacute; est construite et inaugur&eacute;e en juillet 2001. Puis un syst&egrave;me de certification est institu&eacute; pour les producteurs de caf&eacute;. Et cela marche&nbsp;! Les Etats-Unis sont conquis. L&rsquo;Angleterre suit peu apr&egrave;s<em>. &laquo;&nbsp;D&egrave;s 2002,</em> explique Tim Schilling, <em>le Rwanda a obtenu une r&eacute;elle reconnaissance en Grande-Bretagne et la vente du caf&eacute; Maraba s&rsquo;est effectu&eacute;e via les 350 magasins Sainsburry, ce qui a permis &agrave; la coop&eacute;rative d&rsquo;empocher un b&eacute;n&eacute;fice de 30.000 dollars. Et surtout, la qualit&eacute; du produit a permis aux producteurs de Maraba de vendre &agrave; un prix trois fois plus &eacute;lev&eacute; qu&rsquo;ailleurs au Rwanda&nbsp;&raquo;.</em></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>D&rsquo;ailleurs, il est significatif de voir que, dans la r&eacute;gion de Maraba, les centaines d&rsquo;enfants des producteurs vont tous &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, que les m&eacute;dicaments sont d&eacute;sormais disponibles dans les dispensaires et surtout que les maisons ont &eacute;t&eacute; reconstruites ou r&eacute;nov&eacute;es. Et cela peut se prolonger. C&rsquo;est l&rsquo;avis de Steven Macatonia de l&rsquo;Union Coffee Roasters&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;Au Rwanda, la cl&eacute; du long terme demeure </em>
<personname productid="la qualit&#65513;. Tant"></personname>
<em>la qualit&eacute;. Tant</em> <em>que cette qualit&eacute; du caf&eacute; sera maintenue, les volumes de vente pourront encore grossir&nbsp;&raquo;.</em> </font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">Beno&icirc;t Vochelet</strong></font></font></p>
<p><strong><font face="Times New Roman" size="3"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 160px; HEIGHT: 153px" height="274" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/25/09/50/afriques_mars-avril.jpg" width="213" /><font color="#993300" size="2">Cet article a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e dans le magazine Afriques (Edition internationale mars-avril 2006)</font></font></strong></p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 May 2006 18:17:37 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">86698650c05f4fe5f2a7d41dd6e2de0b</guid>
                <category>REPORTAGE</category>        <comments>http://nomadenews.over-blog.com/article-2814535-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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