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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 18:50

Juste une illusion…

 

 

Imaginez un monde avec une Afrique prospère, une Afrique riche d’industries, de matières premières, de centres de recherches, d’universités de premier ordre, une Afrique opulente  qui attire toutes sortes de gens accablés par la pauvreté, une Afrique  solidaire qui vole au secours de traîne-misère caucasiens, une Afrique qui pacifie ces peuplades aux mœurs guerrières aux coutumes barbares qui ne cessent de razzier les terres calcinées d’Auvergne, de Toscane ou de Flandre… Le roman d’Abdourahmane Waberi, ce natif de Djibouti, étonne et parfois déroute. Mais il interpelle et réveille les consciences. Nous avions aimé, il y a deux  ans, son roman « Balbala ».  Son écriture faisait mouche. «  Le sang est la seule chose qui coule à volonté dans la Corne d’indigence » confiait un de ses héros.

 

 

Changement de cap avec ses « Etats-Unis d’Afrique ». Il cherche à nous « mettre à la place de l’autre ».. Un jeu de miroir, un jeu d’illusions. Au passage, il met à bas les idées reçues, les soi-disant vérités intangibles, les situations présumées naturelles…. C’est un régal.

B V

« Aux Etats-Unis d’Afrique » d’Abdourahman A. Waberi (JC Lattès)  15 euros.

 

 

 

 

 Séance de rattrapage….

La part du mort de Yasmina Khadra

Prix Beur FM  en France l’an dernier, la dernière enquête du commissaire Loeb vient de sortir dans une édition de poche (Folio policier).  L’occasion de se précipiter dans les pas du célèbre commissaire qui se livre une fois encore à une délicate mission dans un pays aux portes de la guerre civile…

 

 

 

La femme qui épousa un lion d’’Alexander Mc Call Smith

Après les fameuses enquêtes  de Mma Ramotswe, la seule  et  unique  femme détective privé du Botswana, Alexander Mc Call Smith nous offre  dans son dernier ouvrage publié et traduit dans la collection 10/18 un voyage au cœur de trente-trois contes recueillis au Botswana et au Zimbabwe. Rafraîchissant.

 

La reine Pokou de Véronique Tadjo

Consacrée Grand prix littéraire d’Afrique Noire, l’Ivoirienne Véronique Tadjo, avec « Reine Pokou, concerto pour un sacrifice » (Actes Sud)  s’interroge sur l’idée de sacrifice en partant de la légende  de cette reine qui sacrifia son fils dans les eaux du fleuve Comoé pour sauver son peuple. A découvrir.

Cet article a été publié dans la rubrique livres du magazine Afriques (Edition internationale mars-avril 2006)

Par Benoit Vochelet - Publié dans : LIRE
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